Test – Tomb Raider

Test – Tomb Raider

Tomb Raider fait peau neuve. Malgré une reprise en main plus que réussie par Crystal Dynamics après la plongée de la série dans les abymes de la médiocrité, Uncharted s’est taillé la part du lion dans le milieu de l’action-aventure. Quoi de mieux que de profiter d’une parenthèse dans la série de Nathan Drake, qui attend patiemment les consoles next gen pour sa prochaine apparition, qu’une remise à zéro de l’univers de Lara Croft ?

La Lara nouvelle est arrivée

Tomb Raider

Nous retrouvons donc une Lara jeune, pas encore aventurière chevronnée, qui va se retrouver bien malgré elle embarquée dans une aventure cauchemardesque. Echouée sur une île « paradisiaque » (nous avons vu assez de Lost et joué à assez de FarCry pour savoir ce que paradisiaque veut dire), Lara va devoir batailler ferme pour aller à la rescousse de ses amis, perdus pendant le naufrage et emprisonné par les habitants plutôt xenophobes de l’île, les Solarii.

La mauvaise éducation

Devenir une aventurière à plein temps n’est pas de tout repos. Surtout quand vous êtes une gentille jeune fille d’aristocrate qui a globalement autant connu le danger qu’ignoré la géométrie d’un court de tennis. Cependant Lara va devoir s’y faire : elle est dans la m**** et elle ne s’en sortira qu’en devenant une bad*** motherfu***.

Tomb Raider

L’histoire, malgré des premières heures un peu longues, reste exécutée de main de maître et les difficultés constantes de la pauvre Lara rendent l’empathie et l’identifaction très facile. Sa montée en puissance de gamine blessée et apeurée des premières heures à un cabri capable de viser à 200 mètres sans regarder -amenée par le système d’XP très bien fait- est un vrai plaisir à suivre.

Cependant, bien que le personnage de Lara nous prenne au tripe, le scénario accuse la faiblesse de sa force. Les moments intimistes sur les difficultés de la jeune Croft dans son périple infernal contrastent énormément avec des personnages secondaires fades et des sections omniprésentes de gunfight nerveux.

Loin de nous l’idée de regretter que les combats soient enfin devenus dynamiques et jouissifs, cependant la dualité entre la Lara qui pleure à sa première evisceration de lapinou et à son premier meurtre, pour finir dix minutes plus tard à enchaîner les coups de pic à glace dans le crâne d’une horde d’ennemis.. troublant. Surtout que les moments d’ambiance sont particulièrement réussis et malgré une exécution aux petits oignons, ce ne sont pas les shooters qui ont manqué ces derniers temps, mois, années..

Le petit Nathan Drake est demandé à l’accueil

La pire crainte des fans de Tomb Raider était que le reboot ne soit qu’une pâle resucée d’Uncharted dans un cash-in honteux sur le côté « Nathan Drake avec des boobs » du jeu. Si l’influence d’Uncharted est plus que palpable -et ce n’est que justice au vu des emprunts du brun ténébreux à Lara- que ce soit dans les QTE ou la scénarisation très poussée de l’action, on est loin du sous produit et de l’Uncharted du pauvre que l’on pouvait craindre après les premiers trailers du jeu.

Tomb Raider

Le gameplay est fluide et Lara répond au doigt et à l’oeil aux commandes du joueur, que ce soit dans les fêtes à la bastos ou les phases d’exploration. Ses animations sont pour beaucoup dans cette impression de fluidité et ce jusque dans les petits détails, comme la prise d’appui discrète sur les murs proches, Crystal Dynamics rend une copie parfaite de ce côté-là.

Viens sur mon île

L’exploration se veut d’ailleurs bien plus libre que dans les précédents volets (ou que dans Uncharted) et le système d’upgrades proposera aux joueurs de revenir sur leurs pas dans les différents hubs du jeu où ils pourront découvrir de nouveaux chemins grâce à leur capacités fraîchement acquise (un peu à la manière d’un Darksiders I). Si la liberté est loin d’un FarCry, le fait de sortir du jeu en couloir dans un Tomb Raider est un nouveauté particulièrement appréciable.

Tomb Raider

Les environnements sont magnifiques et même les acharnés du speedrun ne pourront s’empêcher de s’arrêter cinq minutes devant les panoramas à tomber par terre qu’offrent l’île des Solarii. L’exploration, optionnelle, vous permettra de récupérer différents trophées, de l’XP et des composants pour améliorer vos armes. Des tombes parsemées dans la jungle viendront combler les énigmes très limitées de la partie histoire du solo et ravir les afficionados des collectibles.

Lara Dallas, Multipass

Puisque c’est la mode ces derniers temps, nous voyons arriver un mode multijoueur. Venant agrémenter une histoire solo déjà copieuse pour un jeu du genre (plus de dix heures sans explorer trop avant), il se révèlera malheureusement assez dispensable malgré de bonnes intentions. Les cartes s’inspirent du mode solo et malgré quelques bonnes idées pour le multi d’un TPS, on pense notamment à la grande mobilité des personnages et aux différentes voies d’accès et plateformes, la réalisation du tout reste assez moyenne.

Tomb Raider

Il est d’ailleurs à noter que cette partie du jeu a été outsource et réalisée par Eidos Montréal. Le tout gardera un petit peu de charme après l’aventure solo, que vous vouliez casser la figure à Lara où la rejouer dans du contenu différent mais ne vous scotchera pas à votre clavier (ou manette) pendant des heures.

Verdict

Tomb Raider

Tomb Raider est une franche réussite. Malgré quelques défauts, ces derniers font office d’anecdotes devant l’exécution fantastique de cet exercice de style casse-gueule que nous livre Crystal Dynamics. Des graphismes au gameplay, en passant par l’histoire et la progression dans celle-ci -qui n’est ni trop longue, ni trop courte-, suivre les galères abominables que subit la jeune Lara est un véritable plaisir. Le studio américain nous montre que lisser et moderniser un classique n’est pas forcément synonyme de perte d’identité et d’autoparodie, ce qui est de bon aloi en attendant le reboot de Legacy of Kain et la suite des aventures de la nouvelle Lara à laquelle on s’est très vite attachés.
Exécution excellente Les gémissements incessants de Lara
Lara est enfin humaine Les personnages secondaires sans relief
Combats nerveux La première heure de jeu bien molle..
Scénarisation bien dosée et scotchante
Environnements et direction artistique magnifiques

17/20

Le Vidéo-Test

Source

Publié par Jérôme

Je suis passionné par toutes les nouvelles technologies et par pas mal d'autres choses, mais en général il faut que ça bouge! Tout ce qui est extrême me fascine (Autos, Motos, Sports, etc.). Bien plus qu'une passion, un style de vie que j'ai le plaisir de vous faire partager.

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