Ce n’est pas La Ferrari, mais LaFerrari !

Ce n’est pas La Ferrari, mais LaFerrari !

Pas de crise du cheval pour Maranello qui produira à 499 exemplaires sa dernière supercar. Il a déjà en portefeuille le double de bons de commandes. Première supercar hybride construite à Maranello, LaFerrari combine un V12 de 800 ch et un moteur électrique de 163 ch.

Ferrari LaFerrari

Longtemps dissimulée sous sa housse de protection, la Ferrari matricule F150 s’est fait un véritable nom à midi tapant. Ce sera donc LaFerrari. Voulu par Luca di Montezemolo, le président de Ferrari, le vocable laisse perplexe nombre d’observateurs, la voiture beaucoup moins. C’est même plutôt l’unanimité qu’elle fait autour de ses technologies directement dérivées de la Formule 1 et qui ont privé, pour la première fois, Pininfarina d’une collaboration sur le style de la voiture. Celui-ci, très spectaculaire, est entièrement dû au bureau de style interne sous la direction de Flavio Manzoni qui a enveloppé au plus serré toute une architecture faite avant tout pour la performance.

Ferrari LaFerrari

Mais il a fallu faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour que, au poids équivalent d’une Enzo (41 % à l’av./59 % à l’ar.), cette Ferrari puisse embarquer 150 kg supplémentaires dus à l’hybridation et au système Hy-Kers de récupération de l’énergie. Celui-ci fonctionne aussi bien en récupérant les pertes enregistrées au freinage mais également le couple en excès du V12, dans un virage par exemple. L’efficience est donc totale entre ce groupe électrique qui annonce 163 ch à ajouter aux 800 ch à 9 250 tr/min du V8 thermique de 6,2 l. Le couple cumulé atteint 900 Nm (700 pour le seul V12), pas mal pour un véhicule qui, en revanche, ne fonctionne pas sur le seul groupe électrique. Dans ces conditions, et accouplé à une boîte F1 à sept rapports, les émissions de CO2 atteignent 330 g/km, soit très peu rapportés aux 963 ch disponibles.

Ferrari LaFerrari

Acheteurs sur dossier

Dire que ces caractéristiques ont semé le trouble sur la planète Ferrari, qui a écoulé 7 300 voitures l’an dernier malgré l’effondrement des ventes de moitié dans la botte, est un euphémisme. Produite à 499 exemplaires seulement, elle rassemble déjà les chèques de réservation du double d’acheteurs potentiels. On procèdera donc à une sélection sur dossier des heureux candidats qui devront avoir prouvé leur amour indéfectible à la marque avec la possession de plusieurs Ferrari exceptionnelles.

Ferrari LaFerrari

« Destinée à nos collectionneurs, dit Luca di Montezemolo, cette voiture est absolument extraordinaire et fait appel à des solutions avancées qui, à l’avenir, seront employées dans le reste de la gamme. » Au tarif d’une coque carbone, on peut douter de ce pronostic. Le châssis combine pas moins de quatre types de fibres de carbone différents, tous laminés à la main et durcis en autoclave dans le département de course.

Validée par Alonso et Massa

En revanche, LaFerrari (un nom tout de même un peu suffisant) a tout pour enchanter les amateurs de technologies et son architecture n’y fait pas exception. Malgré l’encombrement de l’hybridation, la longueur de la voiture a pu être contenue à 4,70 m. Elle est aussi particulièrement basse (1,116 m) ce qui a conduit Ferrari à épouser la position de conduite d’un pilote de F1. Alonso et Massa ont prêté leur concours pour la définir au mieux. À l’intérieur, minimaliste, le volant rassemble les commandes principales, entouré de ses palettes séquentielles plus ergonomiques.

Ferrari LaFerrari

Testée dans la soufflerie F1, LaFerrari adopte des éléments aérodynamiques actifs, à l’avant (diffuseurs et aubes directrices sur le soubassement) comme à l’arrière (diffuseurs et becquet arrière). Ceux-ci génèrent une portance arrière si besoin, sans compromettre le coefficient de traînée général de la voiture. Ils se déploient automatiquement selon différents paramètres, surveillés en temps réel par les commandes dynamiques du véhicule. Le freinage est confié à quatre disque carbone, de quoi pulvériser les temps de référence en circuit. À Maranello, celle qui avance un 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes et 330 km/h a bouclé son meilleur tour 5 secondes en dessous du temps de référence d’une Enzo. Sans doute bien peu d’acheteurs pourront atteindre ces performances mais ils sont plus nombreux à pouvoir payer 1,2 million d’euros TTC pour la voir, dès la fin du printemps, dans leur garage.

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Publié par Jérôme

Je suis passionné par toutes les nouvelles technologies et par pas mal d'autres choses, mais en général il faut que ça bouge! Tout ce qui est extrême me fascine (Autos, Motos, Sports, etc.). Bien plus qu'une passion, un style de vie que j'ai le plaisir de vous faire partager.

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